Le blog de bricolage est, encore, considéré par beaucoup comme une option facile à mettre en œuvre. Étant donné qu’il est gratuit (je le fais moi-même), le blog de bricolage apparaît automatiquement comme la meilleure solution, voire dans certains cas comme la seule viable. Et voilà un premier malentendu dicté par l’inexpérience : penser qu’il suffit d’écrire des articles seul pour obtenir une réponse digne de ce nom. Ce n’est pas le cas. Le fait d’écrire seul a permis à certains blogueurs d’atteindre le succès et de se faire un nom, mais il a, aussi, condamné beaucoup d’autres (la majorité) à des efforts énormes qui n’ont abouti à rien. Aujourd’hui, la situation est très différente de ce qu’elle était auparavant, et les obstacles sur le chemin se sont multipliés.

Contraintes et difficultés du blog

Il suffirait de s’arrêter un instant sur certains de ces points pour comprendre que le blog reste une opportunité, mais qu’il n’est plus aussi accessible qu’autrefois. Le public, par exemple, n’est plus fasciné par un blog géré de manière amateur, sans cadre graphique et sans contenu répondant aux attentes. Cela a pu se produire dans les années 2000, lorsque les blogs étaient une nouveauté et que la familiarité des utilisateurs était en cours de définition.

Vingt ans plus tard, la sélection “naturelle” a récompensé les blogs professionnels, voir Aranzulla dans le domaine de l’informatique ou Giallo Zafferano dans le domaine des recettes. Cela ne signifie pas que les blogs de bricolage ont disparu, au contraire, ils n’ont, peut-être, jamais été aussi nombreux. C’est simplement que la marge de manœuvre a été réduite, et avec elle les erreurs que vous êtes autorisé à faire.

Conditions requises pour un blog de bricolage (ou plutôt trois)

Chaque année, nous avons affaire à des clients qui souhaitent créer un blog, soit pour promouvoir leur entreprise, soit pour lancer un projet numérique en ligne. Selon eux (toujours à court terme malheureusement), les principales lacunes sont au nombre de deux :

Ces deux lacunes nous amènent à identifier en conséquence les deux exigences fondamentales pour surmonter la phase initiale d’enthousiasme et survivre à l’épreuve du temps.

Votre blog doit être construit avec WordPress

On est désolé de décevoir quelqu’un, mais un blog développé avec WIX, Jimdo, Aruba et des plateformes WYSIWYG (où le contenu est glissé et assemblé comme par magie) aura, toujours, des limites importantes, surtout à long terme. C’est toujours bon ? Pour commencer peut-être oui, mais comme, ensuite, sera effectuée la fameuse “migration”, il vaut mieux commencer, maintenant, du bon pied.

Et le bon pied s’appelle WordPress, le CMS le plus célèbre et le plus utilisé au monde. Si votre blog est développé sous WordPress (ou si vous ouvrez une section blog au sein d’un site avec WordPress), vous avez, déjà, une longueur d’avance sur la concurrence amateur.

Votre plan éditorial (d’ailleurs, en avez-vous un ?) devrait inclure au moins 50-80 articles

Un blog fonctionne dans la mesure où il publie du contenu sur une base régulière. Nous n’avons pas écrit cette loi, c’est un principe universel et incontestable. Si nous ne mettons plus le blog à jour avec du nouveau contenu, le blog meurt et les gens n’y reviennent plus. Au début, il faut immédiatement sortir les griffes et publier des dizaines d’articles, disons même 50-80 sur un semestre de travail (nous parlons de 2-3 articles par semaine, au moins).

Lorsque le blog a une bonne base, on continue au rythme d’un ou deux articles, par semaine. Cela signifie qu’il faut s’attendre à une centaine de contenus au cours de la première année de vie du blog ! (C’est pourquoi, d’ailleurs, nous mettons en vente des cartes “prépayées” avec vingt éléments de contenu, et non deux ou trois articles).

En plus de ces deux points, il y en a un troisième, facultatif mais on dirait tôt ou tard inévitable (lire : plus tôt). On parle des médias sociaux, à savoir Facebook ou Instagram ou Youtube ou – mieux – les trois ensemble (et peut-être d’autres bientôt). Le blogueur bricoleur le sait, mais pour la forme ou par paresse, il préfère parfois l’ignorer : “On n’aime pas Facebook”, “Je n’ai pas de chaîne Youtube”, “Je ne veux pas utiliser Instagram, vous savez qu’on n’est pas photogénique”… Tous sacro-saints, mais au-delà des blagues ironiques, pensez aux meilleurs athlètes. Eux aussi auront peiné et répété jusqu’à la nausée des activités, peut-être, même odieuses. Si vous voulez être parmi les meilleurs, vous devrez accepter quelques petits sacrifices.

Gestion d’un blog

En définitive, le blog de bricolage est autorisé (bien sûr), mais il doit être organisé en fonction de quelques compétences minimales, et d’une stratégie pouvant couvrir au moins la première année de vie (quels sont les sujets les plus urgents à traiter ? Quelles catégories ? Quelle fréquence de publication ? Et quels réseaux sociaux activer en premier ? Tout cela fait partie de la stratégie).

Si vous ne savez pas où mettre la tête, il est bon d’être humble et d’accepter d’impliquer quelqu’un pour soutenir la gestion ou au moins la mettre en place correctement. Cette personne ne sera pas le cousin ou l’ami du petit ami de la nièce qui “fait des sites web”. Pour gérer un blog, vous avez besoin d’un professionnel, ou d’une agence de rédaction spécialisée, dans la gestion de blogs.

Coaching initial

Chez Contenuti WEB, nous avons géré et continuons de gérer des dizaines de blogs en phase de démarrage ou déjà lancés. Dans le portefeuille de travaux, vous trouverez quelques exemples de ce que nous avons fait, depuis 2011, pour le compte de particuliers, d’entreprises, de commerces électroniques et, depuis quelques mois, d’organismes publics.

Beaucoup de projets et de satisfactions, mais encore beaucoup de déceptions quand on essaie d’expliquer aux moins sages ce que nous avons écrit noir sur blanc dans cet article, malheureusement sans être entendu et cru. Nous le disons contre nos intérêts, au risque d’effrayer et de décourager les blogueurs en herbe. Un blog est une chose sérieuse qui demande beaucoup de temps, de patience et un certain budget économique. Sans ces éléments, l’échec est assuré. Nous souhaitons à tous de réussir dans cette entreprise. Et comme le disait Sénèque “res severa, verum gaudium”.